Cuisine traditionnelle
Il existe différents types de cuisine traditionnelle, considérée comme la grande cuisine japonaise. Historiquement :
- la cuisine yūsoku (有職料理, yūsoku ryōri?) est la cuisine de fête de la noblesse. Elle date de l'époque de Heian (794-1185), et se pratique encore dans la région de Kyoto.
- la cuisine honzen (本膳料理, honzen ryōri?) est celle des samouraïs. Née à l'époque de Muromachi (1336-1573), elle est considérée comme étant la cuisine japonaise formelle à l'époque d'Edo (1600-1868), mais décline à partir de l'époque de Meiji (1868-1912). On la retrouve aujourd'hui sous une forme dérivée dans la région de Kōchi sur l'île de Shikoku, appelée cuisine sawachi (皿鉢料理, sawachi ryōri?).
- la cuisine kaiseki (会席料理, kaiseki ryōri?) est celle des marchands et des artistes. Son origine se confond avec celle de son homonyme kaiseki ryōri (懐石料理?), cuisine de la cérémonie du thé.
La plupart de ces cuisines suivait le principe ichijū sansai jusqu'à l'époque d'Edo, mais sont aujourd'hui composées de plus d'une dizaine de plats. Il existe également une cuisine bouddhiste d'origine zen appelée cuisine shōjin (精進料理, shōjin ryōri?), végétarienne.
On trouve de plus de nombreux plats, pâtisseries ou boissons de fêtes, parmi lesquels :
- O-Sechi (お節?), plats traditionnels du Nouvel An.
- Nanakusa-gayu (七草粥?), un kayu aux sept-herbes mangé lors de Nanakusa-no-sekku.
- Kagami mochi (en) (鏡餅?), mochi dégusté lors de Kagami biraki
- Ehōmaki (恵方巻?), de longs maki qui doivent être mangés en un seul morceau lors de Setsubun.
- Amazake, un alcool de riz bu lors de Hina Matsuri.
- Amacha, thé bu lors de Hana matsuri.
- Kashiwa-mochi (柏餠?) et chimaki (en) (粽?), pâtisseries de Tango-no-sekku, la fête des garçons.
- Chitose ame (千歳飴?), littéralement « sucrerie de mille ans », savourée lors de Shichi-go-san
S.Wiki